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Méthode multi techniques pour arrêter de fumer





POURQUOI UNE MÉTHODE MULTI-TECHNIQUES ?

Selon l’INSERM (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale), le sevrage tabagique serait l’un des plus difficiles au monde. En effet, l’acte de fumer n’est pas considéré par la société comme une addiction : c’est une activité légale, tolérée et qui ne mène pas à un état d’altération de conscience au même titre que l’héroïne ou la cocaïne. Le fumeur qui désire arrêter de fumer ne se voit pas comme un drogué totalement dépendant de sa dose de nicotine. Il sous-estime la difficulté de son sevrage. C’est pourquoi les personnes qui arrêtent de fumer par la seule force de leur volonté, rechutent, pour 96 % d’entre elles. Il n’est donc pas rare que les fumeurs désireux d’arrêter de fumer, doivent s’y prendre de trois à quatre fois pour mener à bien leur sevrage. Pourtant, la dépendance au tabac comporte plusieurs composantes, dont chacune doit être prise en compte lorsqu’on débute un sevrage.

Les quatre types de dépendances au tabac sont les suivants :


- la dépendance physique.

Elle se caractérise par des symptômes de manque facilement reconnaissables. Lorsque votre cerveau réclame sa dose de nicotine, vous ressentez un besoin indescriptible de fumer, une sensation de faim, de vide au creux de l’estomac, une irritabilité prononcée. Vous pouvez même avoir des comportements qui n’ont plus aucune logique : rechercher des mégots à fumer au fond d’un cendrier ou parcourir des km la nuit pour aller chercher un bureau de tabac ouvert. Ces symptômes de manque physique peuvent durer jusqu’à 20 minutes.

- la dépendance psychologique.

Fumer est souvent perçu comme un moyen d’apaiser des émotions de stress : anxiété, frustration, ennui, tristesse, énervement... Cette dépendance est la plus difficile à neutraliser, car notre mental lutte contre notre décision de lui supprimer ce qu’il considère comme une aide

apportée dans les moments émotionnellement éprouvants.

- la dépendance comportementale.

Ce sont ces gestes ou ces associations inconscientes qui vous font fumer de façon automatique, avant même que l’idée de fumer ne vous vienne à l’esprit. Ces petits rituels rassurants qui marquent des moments-clé de la journée comme le « café-cigarette » de la pause au travail..., la cigarette fumée en attendant le bus, le train, le métro..., la cigarette d’après déjeuner... Ces réflexes conditionnés se sont imprimés dans l’inconscient au fur et à mesure des expériences de fumeur. On fume sans y penser, de façon machinale.

- la dépendance dite « sociale ».

Elle se traduit par la tentation de fumer en voyant ses amis fumer, dans un moment de convivialité.


Chaque technique que nous avons choisie d’utiliser attaque principalement une composante précise de la dépendance.


Technique N°1 : La préparation à l’arrêt du tabac.

C’est une séance préliminaire optionnelle destinée aux fumeurs qui ressentent un sentiment de perte ou qui stressent à l’idée d’arrêter de fumer. Pour ces personnes, fumer est un moment de plaisir, de détente. La cigarette est une amie, une alliée, un soutien. Cette séance préliminaire, s’apparente à un coaching, une préparation mentale. Elle est tirée du modèle anglo-saxon d’aide au sevrage tabagique. Pendant cette séance, nous envisageons l’opportunité de recourir à des substituts nicotiniques. L’objectif étant d’avoir une attitude volontaire, et de commencer à diminuer sa consommation de cigarettes avant le deuxième rendez-vous pour l’arrêt définitif. Nous testons le niveau de dépendance à la cigarette.

Nous mesurons le niveau de motivation et abordons le sujet des peurs d’arrêter de fumer génératrices de stress. Nous travaillons sur la compréhension du fonctionnement de la dépendance et la reconnaissance des symptômes de manque. Nous réfléchissons aussi sur l’attitude à avoir lors de situations de manque, les actions à mettre en place, les outils à utiliser... Ceci afin que le fumeur en sevrage ne se sente pas seul et démuni lors de phases de manque et sache gérer de façon autonome les épisodes de manque psychologique.


Technique N°2 : La méthode Chiapi.

À l’origine, en Médecine Traditionnelle Chinoise, ces points d’acupuncture étaient stimulés par des aiguilles, pour le sevrage de l’opium. L’élimination du besoin se réalisant par la stimulation de deux points situés de part et d’autre des ailes du nez. Cette technique a été remise au goût du jour par le Dr Réquéna en 1975 pour le sevrage tabagique, Aujourd’hui, le laser doux a prouvé son efficacité en remplacement des aiguilles d’acupuncture. Indolore, sans effets secondaires et sans aucune contre-indication, c’est la technique que nous avons choisie pour lutter contre la dépendance physique.

En pratique : - vous êtes assis dans un fauteuil - le thérapeute stimule à l’aide du laser doux, les points Chiapi de chaque côté du nez - cette stimulation amène votre cerveau à fabriquer des endorphines. Vous ressentez alors bien-être et apaisement. La méthode Chiapi coupe net tout symptôme de manque physique en 15 minutes maximum.


Technique N°3 : Les remèdes naturels.

Le sevrage s’accompagne souvent de troubles physiques, causée par un mental en stress, privé de son addiction : insomnies, constipation, instabilité émotionnelle, compulsions de grignotage, tristesse, mélancolie...

La prise de certains remèdes naturels permet d’atténuer ou de faire disparaître ces effets secondaires désagréables. Il y a un avantage à utiliser des remèdes naturels dans l’aide au sevrage tabagique. C’est qu’à chaque symptôme de manque, le recours à une solution naturelle offre une béquille psychologique et permet à la personne en manque de se savoir actrice de son sevrage et non de le subir. D’autre part, un remède naturel, s’il est contre-indiqué pour une certaine catégorie de personnes (femmes enceintes, par exemple), peut être substitué par un autre, aux même effets.

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